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COMMUNIQUE DE PRESSE

Grippe aviaire : Puisque le conseil d'état ne nous a pas entendu, nous revenons dans la rue défendre l'élevage plein-air !

07.04.2022

Le Conseil d'État vient de rejeter les trois recours déposés par la Confédération paysanne et sept1 syndicats et organisations qui demandaient l'annulation des arrêtés grippe aviaire généralisant l'obligation de claustration de toutes les volailles sur tout le territoire national. Pourtant, ces textes empêchent bel et bien les éleveur.euses fermier.ères et biologiques de travailler en plein-air, nuisent au bien-être des animaux et à la qualité des produits. Ils font tous les jours la preuve de leur inefficacité pour lutter contre la propagation de la grippe aviaire.

La flambée inédite de l'épidémie dans les élevages industriels et les nombreux dysfonctionnements de gestion doivent appeler à un sursaut des autorités. Dans l'Ouest de la France, les sociétés d'abattage et d'équarrissage sont débordées par l'abattage d'animaux sains. Les agriculteur.trices dans la détresse se retrouvent à devoir abattre eux-mêmes leurs animaux dans la souffrance et les enterrer dans des fosses communes au mépris de l'environnement.

En plus d'avoir sacrifié le plein-air, en imposant la claustration de tous les élevages sur tout le territoire sur une majeure partie de l'année, comme seule mesure pour « éviter l'influenza aviaire », comme le prétendait le Ministre en septembre dernier, c'est toute une filière qui se retrouve aujourd'hui dans l'incapacité de produire.

La filière avicole française, ultra segmentée, ultra concentrée et ultra densifiée, avec une génétique industrielle dont les effets négatifs explosent aujourd'hui, est le symbole du « produire plus » poussé à son paroxysme.

Le gouvernement et les filières ont une responsabilité historique vis-à-vis des éléveur.euses. C'est pourquoi, avant toute décision de repeuplement, nous appelons le Ministre à accepter le dialogue pour remettre à plat le fonctionnement de cette filière et soutenir le plein air qui est menacé lui aussi de disparaître. Car ce qui est en jeu c'est bien l'effondrement d'une filière, au détriment de tou.te.s les éleveur.euses et des consommateur.trices.

Dans le Gard, malgré la situation géographique du département qui en fait un couloir de migration, toujours aucun cas de grippe aviaire et ce depuis plusieurs années. Mais nos volailles ne devraient pas voir la lumière du jour et être claustrées !

C'est pourquoi nous appelons tou.te.s les défenseur.euses de l'élevage plein-air à se mobiliser le mardi 12 avril à 11h devant la préfecture du Gard (Nîmes).

Nous distribuerons aux passant.es une omelette militante avec des œufs de poules élevées illégalement en plein air !

Sauve qui poule !

 

1 APE*, ANAFIC, Modef*, Sauve qui poule, Bio Consom'acteurs, Fnab*, Miramap

 


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